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S’accorder au rythme du printemps

  • Photo du rédacteur: Emmanuelle Garda
    Emmanuelle Garda
  • 30 mars
  • 3 min de lecture

Au printemps, la nature se remet en mouvement : la lumière et les couleurs reviennent, le temps se fait plus doux… Mais dans le corps, c’est parfois un peu plus flou : fatigue persistante, énergie fluctuante, rythme qui change, notamment avec le changement d’heure.

On devrait se sentir mieux, mais cela ne suit pas toujours immédiatement. Comme s’il y avait un léger décalage entre ce qui s’ouvre à l’extérieur et ce qui, à l’intérieur, a encore besoin de temps.

C’est souvent dans cet écart qu’un temps de pause et d’écoute devient précieux, d’autant plus si l’on se sent fragilisé, malade ou que l’on traverse une épreuve.

Dans une société qui valorise le mouvement, la reprise, l’efficacité, ce décalage est rarement accueilli. Il est plus souvent contourné, compensé, ou corrigé. Comme s’il fallait rapidement retrouver un rythme “fonctionnel”.

Prendre un temps d’écoute

Le son et la musique peuvent être une manière simple de prendre ce temps.

Lors d’un voyage sonore, on s’allonge, on ferme les yeux, et l’on se laisse peu à peu traverser par les sons et les vibrations des instruments et de la voix. Les repères habituels s’effacent, l’attention se déplace. Le corps se relâche, la respiration s’apaise, le système nerveux se régule, sans effort, en douceur.

Mais ces espaces ne servent pas seulement à se détendre pour repartir.

Ils permettent aussi de suspendre, un moment, cette nécessité d’ajustement permanent. De ne pas chercher à aller mieux tout de suite. De laisser le corps retrouver son propre rythme, sans se conformer immédiatement à celui que l’on attend de lui.

Commencer simplement

Cette écoute peut aussi commencer de façon très simple.

S’asseoir quelques minutes dans un parc et prêter attention aux sons de la nature que l’on n’avait pas entendus depuis longtemps : le chant des oiseaux, le murmure du vent dans les feuilles naissantes, le clapotis de l’eau d’un bassin…

Ou simplement chez soi, s’allonger, fermer les yeux, respirer tranquillement, et écouter une musique douce, en laissant le corps réagir, sans chercher à analyser.

Je vous recommande, par exemple, le Canon en ré majeur de Johann Pachelbel, bien connu pour son effet apaisant, grâce à sa progression harmonique régulière et à son mouvement continu.

En somme, des gestes très simples, qui ramènent à l’instant présent par les sens.

Ce que l’écoute peut ouvrir

Et au-delà de la détente, quelque chose d’autre peut apparaître : le son touche un endroit qui ne passe pas par les mots. Quelque chose de plus direct, de plus sensible. Dans cet espace, on n’a plus besoin de “suivre” quoi que ce soit. On peut simplement être là, présent à soi, sans avoir à se remettre en mouvement trop vite.

Il arrive alors que certaines choses deviennent plus visibles : une fatigue qu’on portait sans vraiment s’en rendre compte, un rythme qui ne nous convient plus, parfois aussi une envie plus claire, un besoin simple, une nouvelle direction qui se précise et devient évidente.

Ce qui apparaît ne relève pas toujours uniquement de soi. Cela peut aussi interroger les conditions dans lesquelles on vit, les rythmes que l’on subit, les attentes de la société auxquelles on s’adapte, parfois sans s’en rendre compte.

Peu à peu, on reprend contact avec soi, avec ce que l’on vit, et quelque chose se remet doucement en place.

Ces moments nous permettent alors de nous accorder au printemps à notre propre rythme, en douceur. Et peut-être, nous amènent à des remises en questions qui n'avaient jusqu'ici pas pu trouver leur place.

Emmanuelle Garda  Artiste et sonopraticienne Aux Murmures de Soi  06 50 99 65 73

Prochains voyages sonores à la Maison du Mieux-Être : dimanche 12 avril à 11h, jeudi 28 mai et jeudi 26 juin à 19h.


 
 
 

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